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Arthropodologie : III. Les chélicérates

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Arthropodologie : III. Les chélicérates

Message par AGRONOMédia le Mar 20 Juil - 15:20

3. Les chélicérates :
Ils portent une paire d'appendices en forme de pince, les chélicères, et une paire d'appendices préhenseurs ou masticateurs, les pédipalpes, près de leur bouche. Ils ne possèdent pas d'antennes. Leur corps est composé de deux régions bien distinctes : Le prosome (ou céphalothorax) qui porte les appendices locomoteurs et l'opisthosome (abdomen) qui ne porte aucun appendice (excepté des branchies chez certains ainsi que les peignes des scorpions et les filières des aranéides).
3.1. Les pycnogonides :
Les pycnogonides sont des petits animaux (de taille souvent inférieure au centimètre) à corps plat, segmenté, dotés de quatre paires de pattes. Ils sont munis d'une trompe parfois complétée par une paire de chélicères. Ils vivent près du littoral, généralement sur des bryozoaires, des hydraires ou des algues rouges.
À cause de la faible taille de leur corps, certains organes (appareils digestif ou reproducteur par exemple) se prolongent parfois dans leurs pattes. Une paire de pattes (les ovigères) sert chez le mâle à transporter les œufs jusqu'à l'éclosion.

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Photo 1 : un pignogonide.

3.2. Les mérostomes :
Les Mérostomes actuels sont des animaux marins à respiration branchiale, protégés par une épaisse carapace articulée. À première vue, ils rappellent les Crustacés, mais ils s'en distinguent immédiatement par leurs chélicères : on appelle ainsi les appendices articulés pairs que porte, en avant de la bouche, le premier segment du corps. Le nombre réduit des articles qui composent ces appendices, la pince qui les termine sont des critères distinctifs majeurs : aucune confusion n'est possible avec des antennes.
Ces animaux ne sont pas donc des Arthropodes Antennates mais des Arthropodes Chélicérates et, à ce titre, proches des Arachnides. Toutefois, leur allure générale n'est pas sans évoquer les formes qui se situent à la souche des rameaux évolutifs arthropodiens, notamment les Trilobites. Aussi le groupe des Mérostomacés a-t-il, du fait de la persistance jusqu'à nos jours d'un véritable « fossile vivant », la Limule, un grand intérêt zoologique ?

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Photo 2 : un limule (Limulus polyphemus)

3.3. Les arachnides :
Les arachnides sont une classe d'arthropodes chélicérates terrestres, souvent insectivores. C'est le groupe qui comprend, entre autres, les araignées, les scorpions et les acariens. Ils se distinguent au sein de leur embranchement par le fait qu'ils possèdent quatre paires de pattes, qu'ils n'ont ni ailes ni antennes, et que leurs yeux sont simples (ocelles) et non composés. La plupart des arachnides sont ovipares et les sexes sont généralement de morphologies distinctes.
3.3.1. Les araignées :
Elles possèdent toutes huit pattes, pas d'ailes ni d'antennes, ni de pièces masticatrices dans la bouche. Elles ont des yeux simples et multiples, et produisent de la soie (une solution protéinée synthétisée par des glandes généralement situées à l’extrémité de l’abdomen). Cette soie sert à produire le fil qui leur permet de se déplacer verticalement ou latéralement lorsqu’il y a du vent, de tisser leur toile ou des cocons emprisonnant leurs proies ou protégeant leurs œufs ou petits, voire de faire une réserve provisoire de sperme ou un dôme leur permettant de stocker de l’air sous l’eau douce.
De nombreuses espèces chassent librement et sans faire de toile, en se déplaçant, ou à l’affût, parfois dans un trou qui peut être construit comme un piège.
En tant que prédatrices, les araignées jouent un rôle majeur dans la régulation des populations d'insectes, et elles sont elles-mêmes régulées par des prédateurs souvent spécifiques (reptiles, oiseaux ou insectes de la famille des Pompilidae). Elles se sont adaptées à presque tous les milieux. Seuls les eaux salées, les très hautes altitudes et les milieux très froids n’ont pas été colonisés par les Araignées.
Sauf celles appartenant à deux familles (Uloboridae et Holarchaeidae), et au groupe des Mesothelae (350 espèces en tout), toutes les araignées peuvent inoculer un venin pour se protéger et/ou pour tuer et liquéfier les organes internes de leurs proies.
De nombreuses morsures de grandes espèces sont très douloureuses, mais ne laisseront pas de séquelles. Seules 200 espèces connues ont des morsures qui peuvent engendrer des problèmes de santé à l’homme.

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Photo 3 : une araignée sur sa toile.

3.3.2. Les scorpions :
Les scorpions sont un ordre d'arthropodes de la classe des arachnides. Ils se distinguent des araignées par leurs pédipalpes en pinces et par l'aiguillon venimeux qu'ils portent au bout de leur abdomen.
Le corps d'un scorpion est divisé en trois parties : le céphalothorax (ou prosoma), le mésosoma et le métasoma (certains regroupent ces 2 derniers en abdomen ou opisthosoma).
• Céphalothorax : il est recouvert dorsalement par la carapace (ou bouclier) qui porte 2 yeux médians et de 2 à 5 paires d'yeux latéraux plus petits. Ventralement, il porte quatre paires de pattes locomotrices et une paire de pédipalpes (ou pattes mâchoires). La bouche située en partie tout à fait antérieure est encadrée par une paire de chélicères.
• Mésosoma : partie avant de l'abdomen divisée en sept segments. Le premier contient les organes sexuels qui débouchent ventralement sous l'opercule génital, le second porte les peignes (organes sensoriels) et les 3 suivants portent une paire de poumons qui s'ouvrent ventralement par des stigmates.
• Métasoma : ou queue, divisée en cinq segments, le dernier portant l'anus et le telson qui est la vésicule à venin terminée par un aiguillon.
Les pattes locomotrices sont composées de huit articles et se terminent par une paire de griffes.
Les pédipalpes couramment appelés « pinces » servent principalement pour la capture des proies mais aussi lors des danses nuptiales. Ils sont divisés en six segments. Le premier est la pince elle-même, divisée en un doigt fixe (tibia) et un doigt mobile (tarse). Leur taille varie fortement selon les espèces.
Les peignes, organes spécifiques aux scorpions sont recouverts de milliers de capteurs chimiques. Leurs fonctions sont mal connues, ils servent à détecter la texture et sans doute d'autres caractéristiques du sol.
La cuticule des scorpions qui constitue leur exosquelette, a la particularité d'être fluorescente en lumière noire (UV 350-370 nm). Cette fluorescence due à la structure même de la cuticule se conserve à la mort de l'animal, et certains fossiles sont encore fluorescents.

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Photo 4 : un scorpion prèt à piquer.

3.3.3. Les pseudoscorpions :
Les pseudoscorpions, connus également sous le nom de « faux scorpions », sont des arachnides. On trouve souvent des pseudoscorpions dans les maisons car ils se font transporter sur le dos des insectes.
Leur taille varie entre deux et huit millimètres de long.
Les pseudoscorpions sont de petits arthropodes qui ressemblent à des scorpions, avec un corps en deux parties, aplati et en forme de poire. Ils possèdent huit pattes de cinq segments et des yeux simples. La couleur du corps peut aller du jaune foncé au brun sombre, avec une paire de pinces de couleur très différente de celle du corps. Ils ont de très longs pédipalpes qui ressemblent aux pinces des scorpions, mais contrairement aux scorpions ils ne possèdent pas de queue terminée par un dard : l'arrière du corps étant court et arrondi chez les pseudoscorpions.
La partie mobile des pinces contient une glande à venin qui leur sert à immobiliser leurs minuscules proies. Les pseudoscorpions ne peuvent pas mordre : pour digérer leurs proies, ils injectent par la bouche un liquide contenant des enzymes digestives. C'est donc une digestion externe au terme de laquelle ils aspirent le liquide obtenu.
Ils produisent de la soie à partir d'une glande contenue dans leurs pinces, autrement appelées chélicères, pour fabriquer un cocon en forme de disque qui leur permet de s'accoupler, de muer ou d'hiberner.

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Photo 5 : Un pseudoscorpion.

3.3.4. Les acariens :
Les acariens sont un groupe d'arachnides (soit un ordre avec deux super-ordre : Acariformes et Parasitiformes, soit une sous-classe).
Ils sont de taille généralement minuscule : certains sont microscopiques, ne mesurant que quelques dizaines de micromètres, les plus grands ne dépassant pas 2 cm (sauf les tiques gorgées de sang qui dans les espèces tropico-équatoriales peuvent atteindre la taille d'une "belle" cerise).
Le corps est particulièrement compact pour un Arthropode en raison de la fusion du prosome (l'équivalent du céphalothorax d'autres arthropodes) et de l'opisthosome (ou abdomen) en une masse unique et de la quasi-disparition des traces de segmentation.
Il en existe près de 50 000 espèces répertoriées, mais la diversité réelle du groupe est probablement supérieure au million d'espèces. La variété de leurs modes de vie (habitat, niche écologique, mode d'alimentation…) est sans égale chez les Arachnides.
Beaucoup vivent librement dans le sol ou l'eau, mais les acariens ont aussi développé une grande diversité de relations avec d'autres êtres vivants — animaux ou végétaux —, allant de la phorésie à l'endoparasitisme. Il existe en particulier un grand nombre d'espèces parasites, éventuellement pathogènes pour les plantes, les animaux ou l'homme.
Parmi les plus connus, figurent les tiques, le sarcopte responsable de la gale, le varroa parasite des abeilles, les acariens des poussières (Dermatophagoides pteronyssinus par exemple) susceptibles de provoquer des allergies chez certaines personnes, ou encore les aoûtats.
En raison de la fusion des différentes régions du corps, la morphologie des acariens est unique. Les seules traces visibles de la segmentation d'origine sont les appendices, pièces buccales et pattes. Les pièces buccales, chélicères et pédipalpes, sont souvent fortement modifiées en relation avec l'alimentation correspondante. Elles constituent un ensemble qui chez les tiques prend le nom de capitulum (du latin « tête ») séparé du reste du corps par un sillon. Le reste du corps est nommé idiosome chez les tiques.
De chaque côté du corps se trouve un stigmate servant d'orifice respiratoire.

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Photo 6 : un acarien.

3.3.5. Les opilions :
Les opilions, mieux connus sous le nom vernaculaire de « faucheurs » ou « faucheux », appartiennent à la classe des arachnides, tout comme les araignées, les scorpions et les acariens.
Les opilions se distinguent des araignées par le fait que leur abdomen segmenté et leur céphalothorax sont soudés. Ils possèdent quatre paires de pattes qui sont habituellement longues et fines. Le régime alimentaire des opilions s'apparente à celui des araignées (elles sont carnivores) mais ne mordent pas les humains. Contrairement aux araignées, qui ne consomment que le produit de leur chasse, les opilions peuvent se nourrir de cadavres d'insectes et d'autres petits animaux.
Les pattes d'opilions se détachent facilement (l'autotomie) et il est fréquent de rencontrer des individus avec moins de huit pattes.
1 600 genres et 6 400 espèces sont connus réparties entre quatre sous-ordres.

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Photo 7 : un opilion.

3.3.6. Les solifuges
Les solifuges sont des arachnides et tiennent leur nom du latin qui signifie « qui fuit le soleil ».
Ils sont également appelés Galéodes, Eremobates gladiolus, « scorpion du vent » dans certains pays africains, « araignée du soleil » en Espagne voire encore « araignée à dix pattes » (en raison de ses pédipalpes imposants).
Cet ordre inclut 1100 espèces connues.
La plupart des solifuges vivent dans les régions tropicales et semi-tropicales, préférant les régions chaudes et sèches, bien que certaines espèces vivent dans des zones plus vertes et dans des forêts. La plus grande particularité des solifuges est de posséder de larges chélicères. Chacun des deux chélicères est composé de deux articles formant une pince. Chaque article porte un nombre variable de dents. Tous les mâles, à l'exception de ceux des Eremobatidae, possèdent un flagelle sur l'article basal de la chélicère. Les Solifuges possèdent également de longs pédipalpes, dont le rôle sensoriel est similaire à celui des antennes des Mandibulates. Les pédipalpes sont adhésifs et servent également d'appendices locomoteurs.
Les solifuges sont carnivores ou omnivores, la plupart se nourrissant de termites, de coccinelles et d'autres petits arthropodes. Les proies sont localisées grâce aux pédipalpes, tuées et découpées par les chélicères. Elles sont ensuite liquéfiées par les sucs digestifs hors du corps ; le liquide est ensuite aspiré par la bouche. Comme leur nom l'indique, les Solifuges sont principalement nocturnes et cherchent l'ombre pendant le jour. C'est ce comportement qui a amené les soldats américains postés en Irak à penser que ces arachnides les attaquaient, alors qu'ils cherchaient simplement de l'ombre auprès des tentes des soldats.

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Photo 8 : une solifuge
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