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Arthropodologie : III.2. les acariens

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Arthropodologie : III.2. les acariens

Message par AGRONOMédia le Dim 25 Juil - 13:47

Les acariens :
1 Caractéristiques morphologiques des acariens :
Les acariens sont des arachnides de taille petite à microscopique, de forme extrêmement variée, entre autres chez les espèces parasites. Néanmoins, tous présentent des points communs: le prosome et l'opisthosome indivis sont fusionnées et le corps est protégé par une carapace simple et continue. Les acariens possèdent deux, trois ou quatre paires de pattes articulées, le plus souvent quatre paires au stade adulte et trois paires à l'état larvaire: on parle dans ce cas de larves hexapodes.

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Dessins représentant la diversité des acariens: A=acarien libre microscopique; B=sarcopte de la gale Sarcoptes scabiei; C=Eriophyes; D=Demodex folliculorum; E=tique Ixodes ricinus (d'après Barnes, Calow & Olive (A) ou Beaumont & Cassier (B à D), modifié).

2 Diversité des acariens :
Les acariens sont présents dans tous les milieux, y compris les mers, les eaux douces, les déserts, les pôles et les sources thermales. De nombreuses espèces ont abandonné le mode de vie prédateur caractéristique de la plupart des arachnides. Les acariens représentent les arachnides les plus importants sur le plan économique, car de nombreuses espèces parasitent l'Homme et les animaux domestiques, affaiblissent les végétaux, dévorent les plantes ou les produits stockés.
Le sarcopte Sarcoptes scabiei, agent de la gale, creuse des galeries dans l'épiderme des mammifères, y compris l'Homme.
Les tiques vivent dans les hautes herbes, sur les fougères et des les buissons à environ 1 m du sol. Elles se laissent tomber sur la peau des mammifères, dont l'Homme, qui passent à proximité, et s'y incrustent après quelque temps en y enfonçant leur rostre denté. Les tiques sucent le sang des mammifères et peuvent transmettre diverses maladies à protozoaires ou à bactéries, dont la méningo-encéphalite d'été et la maladie de Lyme. En Belgique, diverses espèces de tiques, principalement Ixodes ricinus, peuvent transmettre la maladie de Lyme, une affection complexe due au spirochète Borrelia burgdorferi. La maladie fut mise en évidence en 1975 en Amérique du Nord, lorsqu'un un foyer de polyarthrite rhumatoïde juvénile attira l'attention des épidémiologistes américains. Cette maladie fut observée chez des adultes et des enfants habitant trois communes du Connecticut (Lyme, Old Lyme et East Haddam) à une fréquence de 425/100000 alors que la fréquence normale était de 1/100000. La responsabilité de la tique fut rapidement établie. C'est en 1982 que William Burgdorfer démontra la présence de spirochètes dans l'intestin de la tique. L'isolement de la bactérie permit son identification (Borrelia burgdorferi), sa description, et l'établissement d'un sérodiagnostic. Depuis la découverte de l'agent causal, la maladie a été observée et décrite à peu près partout dans l'hémisphère nord, dont en Belgique où elle est bien installée. En Europe, trois espèces de bactéries coexistent et semblent provoquer des manifestations cliniques différentes chez l'Homme: Borrelia burgdorferi (seule espèce présente aux Etats-Unis) entraîne surtout des arthrites, Borrelia garinii des symptômes neurologiques et Borrelia afzelii des manifestations cutanées.
Comme dans les autres spirochétoses (syphilis), les symptômes peuvent être aigus ou peuvent se développer insidieusement sur plusieurs mois voire plusieurs années. Après morsure par une tique infestée, le patient typique développe, endéans les jours ou les semaines qui suivent, un érythème, d'abord annulaire localisé autour de la morsure, ensuite migrant, en association avec une maladie fébrile caractérisée par des maux de tête, des myalgies, des arthralgies et/ou signes cliniques associés aux systèmes nerveux central et périphérique. Des signes de méningite, de paralysie des nerfs crâniens, ou des méningo-encéphalites peuvent apparaître dans plus de 20% des cas présentant un érythème migrant. Par la suite, certains patients développent une forme chronique disséminée de l'infection ou des formes plus aiguës, cutanées, articulaires et le plus souvent neurologiques. Une transmission de la bactérie de la mère au fœtus a été suggérée en raison des malformations congénitales observées. Un traitement est possible pour les femmes enceintes faiblement atteintes sans qu'il y ait de danger pour le bébé. Par contre, il est déconseillé lors d'affection aiguë parce que la posologie efficace est trop élevée et peut avoir des conséquences graves pour le fœtus.
Afin de se prémunir des tiques, il convient, au cours des promenades au printemps et en été, de ne pas quitter les sentiers dégagés, de porter des chaussures fermées et des vêtements longs de couleur claire. Après la promenade, inspectez attentivement la peau, particulièrement au creux des genoux et à l'aine.Le cas échéant, tuez la tique avec de l'alcool avant de l'extraire, à l'aide d'une pince à épiler, en tirant progressivement l'animal de plus en plus fort mais sans l'écraser. Une fois la tique dégagée, désinfectez soigneusement le lieu de piqûre. Si celui-ci est entouré d'un anneau rouge persistant, consultez un médecin.
Un acarien vermiforme de 0,4 mm de long parasite les follicules pileux des personnes atteintes de séborrhée: l'acarus des follicules Demodex folliculorum se trouve aussi parfois dans les comédons.
On connaît se nombreuses espèces d'acariens ectoparasites, vivant, entre autres, dans le plumage des oiseaux. Ceux-ci se nourrissent des desquamations de la peau ainsi que des sécrétions huileuses des glandes dermiques.
Les acariens microscopiques des poussières et des literies sont bien connus car ils sont responsables d'allergies chez l'Homme. Parmi ces espèces, l'acarien des lits Dermatophagoides pteronyssimus vit principalement dans les régions maritimes caractérisées par un climat tempéré et humide, donc, entre autres, en Belgique. Il peut être abondant dans les lits, chauds, humides et où il se nourrit des desquamations cutanées que l'Homme y laisse, ou des champignons qui y croissent. En cas d'allergie, il est conseillé de préférer les matières synthétiques aux rembourrages d'origine animale ou végétale (fauteuils, matelas, couettes, etc.), de laver fréquemment la literie à plus de 58°C, de remplacer les tapis par des parquets et de maintenir une atmosphère sèche, surtout dans la chambre à coucher. En outre, on prendra la poussière avec un torchon car, au cours de l'aspiration des poussières, on répand les microscopiques crottes d'acariens qui contiennent l'allergène.
Le gamase des coléoptères, Parasitus fucorum, d'1 mm de long, se rencontre très fréquemment à l'état larvaire sur la face inférieure des coléoptères ou sur d'autres insectes. Il s'agit d'une espèce se faisant transporter par son hôte, sans le parasiter: on parle de phorésie.
Considérés comme très utile par les jardiniers, car se nourrissant à l'âge adulte d'acariens nuisibles et d'œufs et de larves d'insectes dont les pucerons, les trombidions, espèces du genre Trombidium ont des larves hexapodes parasites qui vivent dans les herbes. Appelées aoûtats ou rougets, ces larves, qui abondent en été, peuvent déterminer de sérieuses démangeaisons et un érythème localisé chez l'Homme. Il convient de ne pas confondre ces espèces avec d'autres acariens rouges, phytophages, appelés vulgairement "araignées rouges", et qui détruisent les végétaux ou freinent leur développement.
De nombreuses espèces d'acariens parasitent des végétaux et y déterminent par leurs piqûres des galles ou cécidies, de forme spécifique et reconnaissable, où ils vivent en colonie. Les feuilles de nombreux arbres peuvent en être atteintes. Par exemple, diverses espèces vermiformes du genre Eriophyes parasitent entre autres, fréquemment les érables (Acer) et plus rarement les bouleaux (Betula).
Enfin, de très nombreux acariens microscopiques, les oribates, vivent dans la litière de feuilles des forêts dont ils assurent, avec d'autres organismes, l'indispensable décomposition en humus.

..........................................................
Pour un article bien illustré voir la source.

Source : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (professeur E. Walravens)
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